O.N.I.

O.N.I. Objet narcissique identifie

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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

 

 L'écriture m'est souffle et vie depuis que je suis en âge de tenir une plume...

 

 Je suis issue d'un chaos. Je l'ai dépassé un jour, pour aller du côté de la vie et de ses lumières.  Pour les enfants de survivants, qu'ils soient nés avant le drame qui lamina leur famille, et qui dans mon cas fut la déportation de mes parents, ou après, se pose le problème de la transmission de ce qu'ils n'ont pas toujours reçu ... Certains enfants de déportés ont été confrontés à un père ou à une mère incapables de mettre en mots cet indicible espace que fut la Shoah. Ce fut mon cas. Comment, alors, transmettre une mémoire par procuration, une souffrance si intime qu'elle en est presque intraduisible ? Comment s'en libérer ensuite, pour avancer et construire,  non pas dans l'oubli de la Mémoire mais dans l'amour de la Vie?

  

 Mes trois premiers romans sont tous porteurs de ce que j'appelle une écriture "matricielle", encore fortement imprégnés de cette souffrance transgénérationnelle, de cet obscur sentiment d'une ombre permanente derrière mon épaule. Avec la parution du troisième livre, la boucle était bouclée. J'ai accompli mon chemin vers les miens.

  

Une grande partie de mon existence a été consacrée presque exclusivement à la Mémoire. Sans la négliger pour autant, mais en prenant le parti d'exister en tant qu'individu, pas seulement en tant "qu'enfant de...", je peux désormais lâcher ma plume, écrire pour le bonheur du partage, de la  libération d'un imaginaire longtemps contenu, la résonance des mots. Je viens d'achever une nouvelle aventure, littéraire et jubilatoire, miroir de mon imaginaire fécond: l'écriture d'un roman qui se situe en grande partie à Pondichéry, en Inde du Sud. Ce manuscrit, en attente d'éditeur devrait peut-être, si les Dieux du panthéon hindou me sont bienveillants, se transformer en film. Le défi est lancé, puisque je viens d'en faire une adaptation sous forme de scénario.

 

 D'autres personnages viennent habiter mon univers, impatients d'être mis en lumière, de venir à votre rencontre.

 

Je sais maintenant que l'écriture m'est force et architecture, qu'elle me tient debout et que nous ne nous quitterons plus.

 

 

Sylviane Sarah Oling           LYON    


Lundi 28 mai 2007

Le 14 juin 2007, à 20 heures, j'ai l'honneur d'être l'invitée d'une conférence, sur le thème de La Mémoire Identitaire. Cet échange avec le public aura lieu, dans le cadre du Café Philo-Psy, animé par le psychanaliste Jean Paul Chartier et le philosophe Guy Mounet, au Café "Les Trois Rivières" 2 Place des Terreaux Lyon 1er. Voilà une vibrante manière, peut-être, de nous rencontrer, d'incarner les Mots du Lien, entre vous et moi...

 Je vous livre le communiqué qui annonce la conférence:

" L'identité n'est plus ce qu'elle était: On n'est plus essentiellement le fils ou la fille Untel, de Trifouilly les Oies. On l'est, mais on est surtout quelqu'un d'autre, si bien qu'il est parfois gênant de porter un nom trop célèbre, comme si, à ce moment-là, la prison du nom identitaire tuait l'identité.

A l'inverse, la disparition ou l'absence, le non-dit, à plus forte raison l'holocauste, créent une telle effraction des lignes identitaires que du coup, elles redeviennent des fondements plus nécessaires qu'on aurait pu le croire.

Quel moteur nous pousse à redécouvrir notre identité et à le faire par le détour de nos racines, de la Mémoire, si ce n'est la remise en cause par l'histoire même? D'autant qu'à l'accélération de l'histoire s'ajoute l'évanouissement des frontières et le rapprochement des différents points de la planète... Nos identités sont-elles à ce point décérébrées de nos familles, alors que l'enfant est la partie la plus vivante de nous-mêmes...? Ou passons-nous notre temps , ne serait-ce que par l'amitié, à nous créer perpétuellement de nouvelles familles?

Le philosophe ne disait-il pas,jadis: Deviens qui tu es!...?"


Dimanche 18 février 2007

Le 1er mars prochain, j'aurai le bonheur d'être l'une des invitées des Rencontres Culturelles de l'INSA. Comme à chaque fois, c'est avec des sentiments mélangés que je me prépare à cette mise en lumière. Comment expliquer, sans donner à penser que je joue une feinte modestie, cette constante impression d'être presque imposteur du terme "Ecrivain"?  Pourtant, pourtant, c'est bien l'écriture et elle-seule qui a été la source bâtisseuse à laquelle je dois d'être encore vivante aujourd'hui. Depuis mon  premier roman édité, en 1995, jusqu'au cinquième en cours d'écriture, je n'ai cessé de douter de ma légitimité à me nommer "écrivain". Dans le même temps, j'élève des autels intérieurs à la muse qui vient me surprendre , alors que naissent des grappes de mots sous mes mains fiévreuses, que je ne reconnais pas avoir imaginés. Comme je ne me "pense" pas sans l'espace de création de nouveaux personnages auquels mon imaginaire donnera  force et  résonance. Tous mes pairs en écriture, ou presque, vous diront combien l'acte d'écrire est mystérieux, maître et esclave à la fois de notre temps et de notre espace. Malgré les doutes et l'angoisse permanente que cette douce muse ne disparaisse, la vibration puissante de vie que me procure un espage vierge à couvrir de mots me comble d'un authentique bonheur, alors... 

 Revenant à l'Insa, voici l'article paru dans LE PROGRES du 11 février 2007

 PAROLES D'AUTEURS   REGARDS DE LECTEURS  " La dernière rencontre auteur-lecteurs au Centre des Humanités de l'INSA invitait à mieux connaître l'écrivain lyonnais Isabelle Kauffmann, auteur de "Ne regardez pas le voleur qui passe", un superbe roman entre le réel et le surréalisme et qui a obtenu récemment le prix national Marie-Claire.

Le Centre des Humanités, avec le Service Culturel de la grande école d'ingénieurs du campus de la DOUA, en partenariat avec l'UERA (Union des Ecrivains Rhône-Alpes) propose le jeudi 1er mars une rencontre avec Sarah Oling. Villeurbannaise, Sarah Oling est, entre autres, l'auteur de trois romans curieusement liés les uns aux autres, "Donnez-moi un Dieu", "Le Rassembleur d'Etincelles" et "Je n'irai plus à Cracovie murmurer ton nom". Comme cela en est devenu la coutume, une étudiante, un professeur, Philippe Bousquet, questionneront, voire "cuisineront, l'auteur, avant de laisser la parole au public. Une comédienne de la section "Théâtre-Etudes" de l'INSA lira des passages des ouvrages. Ces rencontres, qui regroupent nombre d'étudiants et d'enseignants, sont ouvertes à tous.

Rencontre le 1er mars 2007 à 18h à la salle des Expositions des Humanités, INSA Campus de la DOUA, 20 Avenue Albert Einstein. 69100 Villeurbanne.


Lundi 29 janvier 2007

Ce matin, je me suis aperçue avec émotion que vous étiez plus de dix mille à être venus, en un peu plus d'un an, visiter mon site. Vous qui partagez mon univers, laissez des traces magnifiques de sensiblité, de lumière et de belle intelligence au bas de mes articles, je vous ressens comme ma famille.

Un site sans publicité, sans accroche racoleuse, sans "people", juste avec la volonté d'être dans la réactivité et le courage parfois de me vouloir à contre-courant des modes de pensée, dérangeante, même, et vous êtes venus, de plus en plus nombreux à ce rendez-vous, sans que je cherche à  vous solliciter.

 Je suis encore plus déterminée, grâce à vous, à poursuivre  ce chemin de moins en moins virtuel, puisque nous avons un rendez-vous qui prend tout son sens. Alors, encore une fois, merci, simplement merci..

Sylviane Sarah.

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