O.N.I.

O.N.I. Objet narcissique identifie

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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

 

 L'écriture m'est souffle et vie depuis que je suis en âge de tenir une plume...

 

 Je suis issue d'un chaos. Je l'ai dépassé un jour, pour aller du côté de la vie et de ses lumières.  Pour les enfants de survivants, qu'ils soient nés avant le drame qui lamina leur famille, et qui dans mon cas fut la déportation de mes parents, ou après, se pose le problème de la transmission de ce qu'ils n'ont pas toujours reçu ... Certains enfants de déportés ont été confrontés à un père ou à une mère incapables de mettre en mots cet indicible espace que fut la Shoah. Ce fut mon cas. Comment, alors, transmettre une mémoire par procuration, une souffrance si intime qu'elle en est presque intraduisible ? Comment s'en libérer ensuite, pour avancer et construire,  non pas dans l'oubli de la Mémoire mais dans l'amour de la Vie?

  

 Mes trois premiers romans sont tous porteurs de ce que j'appelle une écriture "matricielle", encore fortement imprégnés de cette souffrance transgénérationnelle, de cet obscur sentiment d'une ombre permanente derrière mon épaule. Avec la parution du troisième livre, la boucle était bouclée. J'ai accompli mon chemin vers les miens.

  

Une grande partie de mon existence a été consacrée presque exclusivement à la Mémoire. Sans la négliger pour autant, mais en prenant le parti d'exister en tant qu'individu, pas seulement en tant "qu'enfant de...", je peux désormais lâcher ma plume, écrire pour le bonheur du partage, de la  libération d'un imaginaire longtemps contenu, la résonance des mots. Je viens d'achever une nouvelle aventure, littéraire et jubilatoire, miroir de mon imaginaire fécond: l'écriture d'un roman qui se situe en grande partie à Pondichéry, en Inde du Sud. Ce manuscrit, en attente d'éditeur devrait peut-être, si les Dieux du panthéon hindou me sont bienveillants, se transformer en film. Le défi est lancé, puisque je viens d'en faire une adaptation sous forme de scénario.

 

 D'autres personnages viennent habiter mon univers, impatients d'être mis en lumière, de venir à votre rencontre.

 

Je sais maintenant que l'écriture m'est force et architecture, qu'elle me tient debout et que nous ne nous quitterons plus.

 

 

Sylviane Sarah Oling           LYON    


Jeudi 7 juillet 2005


(article paru dans "Le Progrès" du 19 Mars 2005)

Livre : Tourbillons de la mémoire

 "Je n'irai plus à Cracovie murmurer ton Nom" est le tout nouveau roman de Sylviane Sarah Oling. Il débute aux Charpennes un mauvais jour.

 

"5 Avril 2001. Rue Jubin. Dix Huit Heures. Une partie de ma rue explose..." Les habitants de Villeurbanne et particulièrement ceux des Charpennes se souviennent sans aucun doute de ce funeste épisode de la cité. Une explosion qui a mis le feu aux poudres de la pensée de l'auteur (Sarah Oling). Point de départ d'un ouvrage "Je n'irai plus à Cracovie murmurer ton nom", roman qui oscille entre le lyrisme et le minimalisme, la pudeur extrème et l'exihibitionisme, l'indiscible et l'espoir. Ecriture épurée, ciselée, récit d'une vie, récit de vie qui ne se croisent pas, ce livre de mémoire est un livre de souvenirs vrais ou imaginables, un livre d'histoire.

Courriers, carnet intime, une construction aussi originale que déroutante pour ce voyage au bout de l'enfer fait de blessures et de cicatrices, une errance qui devient dérive.

Paru aux éditions lyonnaises Aléas "Je n'irai plus à Cracovie murmuer ton nom" est le troisième ouvrage de la Villeurbannaise Sylviane-Sarah Oling. Ce roman fait suite à "Donnez-moi un Dieu" et au "Rassembleur d'Etincelles" (aux Editions du Cosmogone.)
120 pages - 12 €  (Bernard Jadot  Le Progrès)

 

 

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