Partager l'article ! SUPPLIQUE POUR UN SOLEIL EN ARROGANTE ABSENCE.: Juste quelques mots jetés sans rime ni raison à la face d'un soleil en arrogante absence. N ...

Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011
Juste quelques mots jetés sans rime ni raison à la face d'un soleil
en arrogante absence. Nous sommes pourtant nombreux à le haranguer, le supplier parfois de cesser cette valse lente des jours qui s'égrennent en vaine attente de sa brûlante
morsure.
Même l'écriture, l'ingrate, fuit, refroidie par tant de désinvolture . Je sais des mots qui s'échappent, des intentions qui n'aboutissent pas, des sourires figés . Mais je sais également qu'il suffit de quelques secondes, d'une fulgurance, pour qu'éclate une belle et bonne chaleur, redonnant sa place, enfin, à un peu de légèreté, de futilité même, d'indolence et de grâce .
Alors en ce froid dimanche de juin, je lance un défi au Maître de notre estivale destinée, pour qu'il ait pitié de nous et des cigales qui se morfondent, du sable qui attend les pelles dans les mains d'enfant heureux qui le transformeront en château, des terrasses en devenir de multitude joyeuse, des amours d'été, qui ne peuvent se concevoir qu'en...été.
Qu'il vienne... Enfin! Et qu'il reste.. Longtemps.
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