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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 10:10
- Communauté : PanoramArt

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Au Commencement était le Verbe… Ainsi notre lointain ancêtre, après avoir pendant des siècles grogné, crié, hurlé, apprit à structurer des sons, qui devinrent un jour Parole, le mouvement était lancé, et ne s’arrêta plus.  Puis vint le temps pour l’Homme de ré- apprivoiser le Silence…

 

Mais la force et la densité, la signification surtout du silence dans  nos sociétés modernes exige de nous  une véritable volonté de changement de comportement. J'ai pendant longtemps confondu réactivité épidermique et engagement authentique. Depuis quelques semaines, je m'astreins  à une forme d'épure. Et pourtant les sujets propres à m'enflammer ne manquent pas. En moi,  les mots se bousculent, en rang serré, peu habitués à être muselés. 

Ce silence que je m'impose  me renvoit à ma première rencontre avec un maître bouddhiste et à ce qu’il voulut me faire approcher alors, l’état de silence intérieur, si difficile à établir, pour arriver aux portes de la méditation. Je n’en suis là aussi qu’à l’approche, aux premières marches de ce silence de la pensée et du ressenti. A une réflexion sur l'impact des mots. De mes écrits. Ces éruptions textuelles qui jaillissent de moi à chaque fois que le monde balbutie ont elles un sens ? Sont elle propres à faire avancer le débat? 

 

Alors, permettez-moi, avant de faire de nouveau  silence, de citer   Lao Tseu 

 

« Ceux qui connaissent ne parlent pas, ceux qui parlent ne connaissent pas »

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