Partager l'article ! Puisque le monde est à réinventer....: Chaque fois qu'il nous arrive un événement traumatique, notre univers personnel est à ré invente ...

Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011
Chaque fois qu'il nous arrive un événement traumatique, notre
univers personnel est à ré inventer. Chercher du sens, là où tout semble être devenu mouvant. C'est bien ce qui fait de nous des êtres en mouvement. Sans mouvement, plus de vie, ou si
peu...
Lorsque c'est à l'échelle du monde que les fondations semblent vasciller, quel pouvoir avons-nous pour tenir encore debout? Autour de nous, des proches perdent leur travail, d'autres sont contraints de s'expatrier. Les nouvelles qui nous arrivent sont anxiogènes. Alors, il reste une alternative, celle de faire rempart, avec ce que nous avons de non destructible, parce qu'immatériel... Notre volonté d'être envers et contre tout du côté de la lumière, de la beauté et de la bonté. Et acter cette volonté. par de touts petits gestes. Que chacun d'entre nous peut accomplir.
Je sais, pour le pratiquer et le recevoir, ce que peut générer un sourire, une main tendue, un geste de soutien. La force de la solidarité, en ce jour de fin de Téléthon. La force de la conviction d'être dans des actes justes et nobles également. A l'image de la "Dame de Rangoon", Aung San Suu Kyi, de Gandhi, et de tant d'autres, dont le nom même n'est pas connu, mais qui oeuvrent au quotidien, par une farouche conviction que chacun est le frère en humanité de l'autre. Que cet autre qui tombe peut être relevé. En conscience.
Et si tout ceci peut sembler naïf, angélique, cela a au moins le mérite de remettre l'Autre à sa vraie place. Puisque "nous sommes toujours l'Autre d'un Autre"...
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