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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 16:39
- Communauté : PanoramArt
Marcher à contre courant5699891628_40667438e7.jpg
Exercice de survie salutaire... A défaut de se couper du monde, d'entrer en résistance intérieure, ne plus rien voir, entendre, dire ou même murmurer ... S'obliger à ne pas évoquer "les affaires", plus ou moins troubles, qui ne font pas que des "ricochets dans l'eau", devenue bien moins pure..
 
Ne pas les évoquer, même par inadvertance... Marcher à contre-courant. Vite. Pour distancier "le bruit et la fureur médiatique", cette hydre qui dévore toute volonté d'angélisme , en produisant chaque jour une révélation de trop... De trop... Et pourtant, le lendemain, au bal des empêcheurs de rêver, il y aura d'autres invités à peine masqués.
 
Il reste, il me reste, le recul et une certaine forme de naïveté assumée...Allez! Je suis écrivain... J'ai donc tous les pouvoirs , je peux ré-inventer l'histoire, celle-ci ou une autre. Je peux créer des personnages lumineux, d'une ambition joyeuse, aux rêves démesurés et d'autres, sombres crapules, persuadés d'êtres les maîtres du monde. Puis, d'un trait de plume, changer le cours de leur vie.... Je peux me prendre pour un magicien, un démiurge, un roi de la pègre...Voilà, c'est dit... J'ai tous les pouvoirs...  
  
Et je vais de ce pas et "toutes affaires cessantes"  marcher à contre-courant pour m'enfuir de moi-même....Vite!
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