Partager l'article ! Le Prince des multitudes et de la solitude...: Quelques jours en Bretagne... Un temps pour vivre hors de tout repère connu ou imaginé. Un e ...

Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011
Quelques jours en Bretagne... Un temps
pour vivre hors de tout repère connu ou imaginé. Un espace de rupture. Quelque chose de l'ordre d'un bouleversement intérieur. Est ce le ciel, si gris que je me perds à tenter d'en approcher
l'infinie complexité de nuances? Est ce la mer, une mer à la fois courtisane et altière, mêlant sa violence à la puissance du vent, puis se retirant avec une feinte nonchalance? Ici, tout est
intense, appelle à faire silence, pour que s'apaisent enfin les incessants questionnements .
Retrouver la fiévreuse et dévorante envie d'écrire. Cette terre devenue amie par la grâce de ceux qui m'ont ouvert leur maison et plus encore, je vais la porter désormais en moi. De
la Bretagne, du Mont Saint Michel, prince des multitudes et des solitudes, de l'île aux oiseaux et de tous ces lieux mythiques, j'en retiendrai, je le sais, quelque chose d'indéfinissable,
bien au delà de ce que mes mots pourraient tenter d'appréhender. Une subtile transformation intérieure. Un glissement non sémantique. Terrien et mystérieux à la fois...
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