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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 09:15
- Communauté : PanoramArt
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Depuis des semaines, je tourne autour de l'écriture, mon activité "nourricière" opacifiant l'espace de la création et me donnant mille mauvaises raisons pour la délaisser. Et créant ainsi un profond déséquilibre. existentiel. Existentiel, précisément. Lorque j'entre en écriture, tout refait sens et cette activité quotidienne reprend elle-aussi sa légitime place.
C'est dans cet état d'esprit, en devenir de puissant élan vital, que je m'étiolais. Me souvenant de rencontres belles et fortes, d'hommes inspirés qui m'ouvrirent à la beauté, à la grâce. De Daniel Mesguish, entre tous, dont l'interview qu'il m'accorda me fit mesurer ce que l'harmonie entre intelligence et inspiration peuvent générer .  
Et, particulièrement de Vous, Laurent Terzieff. La dernère fois que j'assistais à l'une de vos représentations, c'était en 2005, au Lucernaire, vous habitiez la scène pour un Florilège des textes de ces grands auteurs que vous servez depuis votre plus jeune âge .Brecht, Becket, Adamov ou Ionesco, votre panthéon est à votre image...   Passionné, vous l' êtes, engagé surtout, sans rémission  .
 
Alors, lorsque hier soir, je vous vis à la Cérémonie des Molières, appelé par vos pairs à venir recevoir votre légitime récompense, d'apparence si fragile, j'en eu le coeur serré, comme lorsque l'on sent qu'un ami est prêt à tomber. Mais votre apparence est une mystification... Vos mots, ce qu'ils sous tendent, vous servent de puissante architecture. Sur la scène,  j'assistais,  bouleversée, à une métamorphose, en une fulgurance. Votre prise de parole. Oh! Quelques mots. Justes et forts,  pour donner à percevoir  un comédien en majesté, un homme de théâtre dans sa pleine acception. Infiniment vivant.
 
Voilà pourquoi je voulais vous dire:  Merci!  Monsieur Terzieff. Pour  la vie qui coule à nouveau dans mes propres veines, grâce à cette noblesse que vous incarniez hier, balayant mes doutes sur le sens et le non sens des choses et des êtres.  Pour cette façon si particulière d'être au monde, sans relâche. Merci.
Pour tout cela et bien plus encore, que mes seuls mots ne sauraient exprimer.
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