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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Mars 2012


Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 11:46
- Communauté : PanoramArt
4348223623_35cce24cd2.jpgUn dimanche d'hiver, je crois entendre une corne de brume derrière le rideau neigeux. Désir d'ailleurs? Fatigue?

Des projets se sont évanouis avant d'être mis dans la lumière. D'autres attendent joyeusement que je les libère de leur nature de projet. Ainsi va la vie. Accepter de lâcher prise sur ce qui ne peut dans l'instant être qu'entrave au renouveau. Accorder de l'importance à ce qui est source et libérer   ce qui n'est plus, ce qui n'a plus lieu d'être.
 Cesser cette litanie de regrets, ce cantique des absences dans l'instant inconsolables. Construire! Avec tous ces Autres avec lesquels le chemin devient soudain plus aérien. Personne ne devrait cheminer seul s'il n'en a pas le désir...

 Pour accueillir la sereine certitude que nos navires ne restent pas à quai si nous avons le puissant désir de larguer les amarres, il faut savoir entendre, un dimanche matin, derrière sa fenêtre, en pleine ville, une corne de brume qui nous appelle et nous invite à rejoindre la vie et sa belle vibration. .


E la nave va...

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