Partager l'article ! ECCE HOMO...: Ainsi nous allons, tentons d'avancer, entre ornières et lumineuses évidences. Ainsi, nous sommes vivants, intensément, ...
Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que
journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un
rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble
devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Mars 2012
Ainsi nous allons, tentons d'avancer, entre ornières et lumineuses évidences. Ainsi, nous sommes vivants, intensément, dans cette volonté , la mienne, mais également celle de tant d'autres connus ou anonymes de ne pas renoncer à nous penser, nous Humains, comme une œuvre à déconstruire parfois, mais également à magnifier, révéler.
Tomber, cesser de percevoir le sens du jour à venir, pour une aspérité sur notre pierre brute qui ne veut céder dans l'instant. Mais le jour d'après, ou plus tard encore, peu importe, cette aspérité lâche prise, celle qui suit nous semble alors presque accessible.
Vient un temps d'allégresse, de légèreté, qui nous redonne la direction du vent. Alors nous poursuivons l'œuvre,
en perpétuels bâtisseurs . Infiniment, intensément conscients que nous sommes en marche. Peu importe le temps qu'il prend, ce temps de la marche, puisque nous sommes sur le
chemin.
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