Partager l'article ! Deux univers qui se percutent sans violence...: Un samedi dans un centre commercial, coutumière agitation.... Me réfugiant quelques instant ...

Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011

Il y a quelque chose qui me questionne, depuis hier... J'ai de suite pensé à toi, peut-être sauras-tu me répondre à cette interrogation.
Hier, alors que j'attendais mon bus, était assis non loin de moins un homme qui soufflait, un peu comme un serpent. Il prononçait des paroles difficilement audibles, mais qui rompaient un silence gêné. Je suis passé, comme les autres, sans faire quoi que ce soit, mais pas dans l'inaction intellectuelle.
Aurais-je dû faire quelque chose? La présence humaine peut-il soigner de tels maux, ou vaut-il mieux passer son chemin? Ce silence était bien plus douloureux à supporter que le mal en lui-même, je trouvais. L'Homme est faible, souvent...