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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 09:25

Chaleur. Vacances. Tout autour de nous bruisse de ces mots incantatoires. Etre ou ne pas être en vacance...Alors, j'ai soigneusement rangé, pour quelques jours, mes envolées textuelles. Me suis replongée dans mon manuscrit, prête à le retravailler, en attendant l'éditeur qui le délivrera de la malédiction de Kali la Noire. Et voici que quelques ligne de mon "Sceau de Ganesh" m'ont semblé si "opportunes" que j'ai voulu vous les faire partager...

"(...) Même la Rue de la Marine jouait l'air de la nonchalance. Dans l'ashram, en ce premier jour de l'été 1945, l'école se vidait peu à peu. Seuls l'intendant et les quelques occupants permanents du lieu traversaient parfois la cour, habituellement bourdonnante de monde. Un chat se prélassait au soleil. Deux vaches avaient trouvé refuge à l'ombre de la fontaine. La moiteur avalait l'énergie de Pondichéry et les Pondichériens, eux, comme toujours, s'adaptaient. Le temps de la sieste, volets clos, était revenu. Dans les administrations, de gros ventilateurs, totalement inefficaces, ne chassaient que les mouches. Des fonctionnaires las attendaient la fin de la journée en s'éventant avec des feuilles de papier. Le soir venu, le front de mer retrouvait sa belle agitation. Une foule cosmopolite et joyeuse, mêlant tamouls et occidentaux, descendait, dès les premières heures de la soirée, envahir la plage. C'était le temps des jeux de ballon et des pique-nique, dans les jardins de la ville blanche. A Pondichéry la nantie, l'élégante, qu'un canal à peine séparait de Pondichéry la miséreuse, la grouillante, on vivait sans mauvaise conscience un des derniers étés sous tutelle coloniale...." 

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