Partager l'article ! "La Mémoire Identitaire" Conférence-débat le 14 juin 2007: Le 14 juin 2007, à 20 heures, j'ai l'honneur d'être l'invit&eacut ...

Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011
Le 14 juin 2007, à 20 heures, j'ai l'honneur d'être l'invitée d'une conférence, sur le thème de La Mémoire Identitaire. Cet échange avec le public aura lieu, dans le cadre du Café Philo-Psy, animé par le psychanaliste Jean Paul Chartier et le philosophe Guy Mounet, au Café "Les Trois Rivières" 2 Place des Terreaux Lyon 1er. Voilà une vibrante manière, peut-être, de nous rencontrer, d'incarner les Mots du Lien, entre vous et moi...
Je vous livre le communiqué qui annonce la conférence:
" L'identité n'est plus ce qu'elle était: On n'est plus essentiellement le fils ou la fille Untel, de Trifouilly les Oies. On l'est, mais on est surtout quelqu'un d'autre, si bien qu'il est parfois gênant de porter un nom trop célèbre, comme si, à ce moment-là, la prison du nom identitaire tuait l'identité.
A l'inverse, la disparition ou l'absence, le non-dit, à plus forte raison l'holocauste, créent une telle effraction des lignes identitaires que du coup, elles redeviennent des fondements plus nécessaires qu'on aurait pu le croire.
Quel moteur nous pousse à redécouvrir notre identité et à le faire par le détour de nos racines, de la Mémoire, si ce n'est la remise en cause par l'histoire même? D'autant qu'à l'accélération de l'histoire s'ajoute l'évanouissement des frontières et le rapprochement des différents points de la planète... Nos identités sont-elles à ce point décérébrées de nos familles, alors que l'enfant est la partie la plus vivante de nous-mêmes...? Ou passons-nous notre temps , ne serait-ce que par l'amitié, à nous créer perpétuellement de nouvelles familles?
Le philosophe ne disait-il pas,jadis: Deviens qui tu es!...?"
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