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Rassembleur  d'Etincelles -

Un écrivain journaliste partage avec vous son univers, ses passions, ses coups de griffe à l'actualité et sa passion de la musique des mots

Promesse(s)...

Publié le 2 Avril 2007 par Sarah Oling in ENTRE VOUS ET MOI... LES MOTS DU LIEN

Tout être qui vient ajouter sa flamme naissante à celle de l'Humanité est promesse, relié originellement à l'ensemble des promesses passées et à venir. Ce qui se joue ensuite dans la trame d'une existence, cette partition souvent inachevée, est la somme de tous les engagements, tenus ou non. Etre promesse n'est qu'un fil ténu tendu entre les prémisses de notre histoire et ce qu'il adviendra dans l'espace qui sépare chacun de nous de notre rencontre avec ce que l'on nomme parfois notre destinée. Tant de flammes prématurément abstraites. Promesse. De la promesse à l'acte, le chemin est parfois si escarpé...

PROMESSE

 Doucement, la nuit descendait prendre par la main

 Ceux qui avaient égaré leur chemin. J'étais de ceux-là.

Je me souviens de la ronde lumière Et du soleil qui s'inclinait, en un ultime adieu.

 Le ciel flamboyait de mille promesses Mais celle que tu m'avais faite

 Scellée dans la pierre de nos trop lourds secrets

Pourquoi l'as-tu oubliée? Je t'ai espéré, me revenant

 Entraîné par un cheval de bronze

Aux paupières lourdes d'orages contenus

Mais la poussière retombée, personne sur le chemin.

Jamais personne...

Tu m'as menti, mon frère, mon âme

Tu as défait un à un les sept noeuds

Tissés dans un fil d'or, les sept noeuds...

Sans mystères était la nuit de l'abandon

Tu ne reviendra pas, je le sais maintenant.

Le soleil a perdu tout son éclat.

 Maudit qui m'a trahi!

Je n'irai plus sur le chemin

Veilleur inutile d'un impossible espoir.

Pourtant, ce matin, dans le ghetto de Prague

 Le vieux rabbin me parlait encore de ton sourire

 Perdu par hasard...

 Mais tu ne reviendra pas, il le sait.

Prague t'oubliera, comme tu nous as oubliés

 Un matin radieux, mille soleils recouvriront

Jusqu'à la douleur de ton absence.

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Jean-Claude BOULLIAT 03/04/2007 09:07

Oui, la promesse est souvent comme un coucher de soleil, superbe, lumineuse et fugitive...Promesse du soir vouée aux braises et aux cendres de la nuit ...
La plus belle promesse, parce qu'elle a tout le jour devant elle, est celle de ces matins bleutés où elle est recueillie comme une goutte de rosée puis déposée sur les pétales d'une rose .
Jean-Claude

ChimÚre 02/04/2007 16:29

Ma très chère Sarah, mais n’as-tu donc pas la taille d’Assurbanipal ou de Nabuchodonosor ? Car noble est le courroux de Salomon le Juste… (-;

sarah oling 02/04/2007 15:15

Ma chère Chimène, Ce texte est une pure fiction narrative, inspirée par une promenade sur le Pont Charles, à Prague, un jour d'orage... Un couple se disputait un peu plus loin, peut-être en Hongrois, en tout cas dans une langue inconnue de moi. J'ai soudain eu la vision d'une déchirure, d'une brisure, comme celle infligée par une promesse non tenue. Et j'ai griffonné alors quelques mots, fiévreusement, qui sont devenus le texte que je viens de mettre en ligne...Il ne faut pas croire , pas toujours, aux univers des écrivains, leur imaginaire est vaste... Il ne s'agit donc ni de moi, ni de mon frère. Je ne mérite donc pas le courroux de Salomon le Juste

ChimÚre 02/04/2007 13:43


Ton frère, ton âme t’as menti ? Tu as ta vérité, il a certainement la sienne mais n’est-il pas écrit dans le Talmud: « Soit plutôt le maudit que celui qui maudit » et dans la Bible (Proverbe de Salomon): « Qui maudit son père et sa mère verra s’éteindre sa lampe au cœur des ténèbres »… J’en suis persuader il ne t’a pas oublier car un nœud tissé dans un fil d’or ne se défait pas.