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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /Mars /2007 08:35

Pardonnez à l'avance ce billet d'humeur, loin de mon univers littéraire, mais je suis comme nombre de Français, perturbée par la masse d'informations contradictoires venant des médias, pour laquelle je manque de pertinence d'analyse.

Six semaines. Six semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. Je suis lasse de voir se reproduire les mêmes dérives, convier les mêmes vieilles hydres à une messe médiatique infiniment perturbante. A force de répéter que les Français n'ont pas de conscience politique, que ce sont des enfants qu'il faut prendre par la main pour les aider à faire "le bon choix", je crains des lendemains peu glorieux.

 En d'autres temps, au nom de la "préférence nationale", Bruno Megret invoquait le droit du sang contre le droit du sol .Je me souviens des micro-trottoirs en 1998, dans les rues de Vitrolles, après l'annonce d'une mesure proposée par le même Bruno Megret, l'instauration d'une prime de naissance pour les parents Vitrollais français "de souche". Cette mesure ne fut heureusement pas appliquée. 

Ces derniers temps ressurgissent des propos qui m'inquiètent. De doite comme de gauche. Un exemple entre tant d'autres. Comment définir l'identité nationale? Qu'est-ce qu'une discrimination positive? Toutes questions que je me pose légitimement. Naître dans une famille française depuis plusieurs générations et, de ce simple fait, bénéficier d'une identité non remise en cause... Cela revient à privilégier, dès la naissance, des êtres, non pour ce qu'ils valent humainement, mais parce qu'ils répondent à des critères définis arbitrairement. L'identité nationale devient alors un concept lourd à digérer pour ceux, nombreux, qui n'en seront pas les bénéficiaires.

Ce n'est qu'un des aspects de cette campagne électorale où chacun des candidats tire à boulets rouges sur ceux de "l'autre camp". Droite, gauche, centre. La France ne serait donc qu'un territoire à conquérir?  Je ne doute pas que Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ou François Bayrou, pour parler de ceux qui sont sur le devant de la scène, ne soient les uns et les autres animés de nobles pensées... Mais plus le temps passe, plus leurs interventions publiques donnent le sentiment de s'adresser non à leurs électeurs, mais au camp d'en face. C'est de notre avenir qu'il s'agit. Et la politique, lorsqu'elle se donne en spectacle, dessert la cause qu'elle affirme défendre.

 N'étant pas devin, et encore moins une fine analyste politique, je ne sais qui nous représentera bientôt. J'espère simplement qu'il ou elle n'en oubliera pas la grandeur et la hauteur de la tâche qui l'attend.

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