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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 00:00

  RUE DES ROSIERS

 Quand perdrai-je le goût

Du dégoût de tout

 Ce qui n’est pas toi ?

 Quand cesserai-je de te chercher

 Dans les recoins les plus fous

 De ma mémoire qui bute et s’évade

 Pour ne plus te murmurer ?

 Quand la lumière aura-t-elle perdu

 Son voile cendré ?

 Cristal incertain

 Douleur maîtrisée du temps

 Qui m’enchaîne

 A ces bribes de Toi…

 Plus d’abri derrière le miroir, qui se brise

 De ne savoir encore te refléter

 Plus d’étoiles, en berne,

 Pour unir nos mains

 Qui se sont égarées ailleurs.

 Pourquoi m’as-tu abandonnée

 Un matin sans gloire, brume de silence

 Recouvrant tes yeux assassins ?

 Pourquoi ne t’es-tu pas retourné

 Pour me poignarder ?

 

 Shalom ! Me jeta le vieux rabbin

 En me croisant sans s’arrêter..

 Shalom ? Tu rêves peut-être de moi…

 Mais tu as perdu ton aura

 Et la rue des Rosiers

 Se referme sur nos souvenirs.

  Paris 2000

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