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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Lundi 11 juillet 2005 1 11 /07 /Juil /2005 00:00

Ecriture d’enfance… Ecriture d’en France…

 Du plus loin qu’il m’en souvienne me restent, tenaces, les sensations grisantes de cette plume d’enfance que je faisais crisser sur des supports hétéroclites. Tout était, devait être, devenait, feuille de papier.  Rebelle, infiniment rebelle, fut ma première sergent-major, que je m’appliquais maladroitement à dompter, déjà.

 L’enfance… Combien j’étais fière d’apprendre à écrire cette langue française que je n’avais pas reçue en partage ! Un univers s’offrait à moi, peuplé de mots magiques, dont j’essayais d’en extraire le sens caché. Déconfiture, par exemple… Mes premiers rires de plume me vinrent de ce mot  au goût sucré.  Pleins, déliés, majuscules, minuscules, par la grâce d’instituteurs éclairés, tout devenait jeu  En cet âge, d’autres mots s’offrirent à moi, à la débandade, des mots que je lisais « à la volée ». Je rassemblais alors les étincelles de deux cultures, celle de ma grand-mère et le  français de ma naissance. Ma douce grand-mère et ses gâteaux aux noms imprononçables qu’elle m’offrait, en me disant  « alors ? Ça te goûte ? ». Ces gâteaux en devenaient offrande à mon imaginaire.

  Puis vint le temps de l’adolescence. L’écriture en bandoulière, je sublimais mes errance marines, décochant des assemblages de lettres flamboyantes sur les remparts de mes incertitudes. Je vivais pour la rime, sans raison, dans un espace délimité par ma plume, encore !

  L’enfance et l’adolescence intimement mêlées, je demeure celle que des maîtres  formèrent avec une infinie patience. Ces calligraphes de mon jeune âge, qui me firent « entrer en écriture », je ne puis penser à eux sans une douce tendresse. Je leur dois certainement ce bonheur de transmettre aux enfants la passion de l’écrit. Transmettre, encore et toujours, pour que ces petits pionniers du Cybermonde n’oublient pas leurs racines de plume.

 

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