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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Octobre 2011
Le 1er mars prochain, j'aurai le bonheur d'être l'une des invitées des Rencontres Culturelles de l'INSA. Comme à chaque fois, c'est avec des sentiments mélangés que je me prépare à cette mise en lumière. Comment expliquer, sans donner à penser que je joue une feinte modestie, cette constante impression d'être presque imposteur du terme "Ecrivain"? Pourtant, pourtant, c'est bien l'écriture et elle-seule qui a été la source bâtisseuse à laquelle je dois d'être encore vivante aujourd'hui. Depuis mon premier roman édité, en 1995, jusqu'au cinquième en cours d'écriture, je n'ai cessé de douter de ma légitimité à me nommer "écrivain". Dans le même temps, j'élève des autels intérieurs à la muse qui vient me surprendre , alors que naissent des grappes de mots sous mes mains fiévreuses, que je ne reconnais pas avoir imaginés. Comme je ne me "pense" pas sans l'espace de création de nouveaux personnages auquels mon imaginaire donnera force et résonance. Tous mes pairs en écriture, ou presque, vous diront combien l'acte d'écrire est mystérieux, maître et esclave à la fois de notre temps et de notre espace. Malgré les doutes et l'angoisse permanente que cette douce muse ne disparaisse, la vibration puissante de vie que me procure un espage vierge à couvrir de mots me comble d'un authentique bonheur, alors...
Revenant à l'Insa, voici l'article paru dans LE PROGRES du 11 février 2007:
PAROLES D'AUTEURS REGARDS DE LECTEURS " La dernière rencontre auteur-lecteurs au Centre des Humanités de l'INSA invitait à mieux connaître l'écrivain lyonnais Isabelle Kauffmann, auteur de "Ne regardez pas le voleur qui passe", un superbe roman entre le réel et le surréalisme et qui a obtenu récemment le prix national Marie-Claire.
Le Centre des Humanités, avec le Service Culturel de la grande école d'ingénieurs du campus de la DOUA, en partenariat avec l'UERA (Union des Ecrivains Rhône-Alpes) propose le jeudi 1er mars une rencontre avec Sarah Oling. Villeurbannaise, Sarah Oling est, entre autres, l'auteur de trois romans curieusement liés les uns aux autres, "Donnez-moi un Dieu", "Le Rassembleur d'Etincelles" et "Je n'irai plus à Cracovie murmurer ton nom". Comme cela en est devenu la coutume, une étudiante, un professeur, Philippe Bousquet, questionneront, voire "cuisineront, l'auteur, avant de laisser la parole au public. Une comédienne de la section "Théâtre-Etudes" de l'INSA lira des passages des ouvrages. Ces rencontres, qui regroupent nombre d'étudiants et d'enseignants, sont ouvertes à tous.
Rencontre le 1er mars 2007 à 18h à la salle des Expositions des Humanités, INSA Campus de la DOUA, 20 Avenue Albert Einstein. 69100 Villeurbanne.
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