Partager l'article ! "Afin que nul ne meure"...: Un monde utopique, où la guerre serait déclarée "sans-papiers", sans domicile fix ...
Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que
journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un
rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble
devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.
S. Oling Lyon Mars 2012
Un monde utopique, où la guerre serait déclarée "sans-papiers", sans domicile fixe, sans nation pour l'accueillir ou la légitimer. Un monde utopique où le pouvoir appartiendrait aux enfants, les adultes s'étant mis hors-jeu par leur incompétence à s'accorder entre eux. Un monde utopique où chaque matin ne verrait pas s'activer dans des villes fantômes des moissonneurs de désespérance, récoltant leurs illusions perdues constellées d'éclats de bombes. Un monde utopique où marcher à découvert dans une rue ou sur une plage de Tel-Aviv ou de Beyrouth ne signifierait pas notre arrêt de mort. Un monde utopique où ne pas être de la même religion, ne pas parler la même langue, ne pas avoir la même couleur de peau, d'yeux, de cheveux, de chemise serait considéré comme une richesse infinie...Afin que nul ne meure plus tôt qu'il ne l'était inscrit sur le grand livre de sa destinée.
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