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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 08:15
- Communauté : PanoramArt

Qui est cet Autre dont je suis l'écho? De quelle matière suis-je constituée? Quelle est cette mémoire lointaine qui me rend si proche de tous les "indigènes" en désespérance d'une terre amie? Vendredi, pendant la semaine de Pessah, avant veille de Pâques, habitée  par la lente litanie des prières, cherchant à relier les étincelles éparses de mes si nombreux absents, j'ai soudain cessé d'être en errance intérieure. Vendredi, précisément, dans la Cathédrale Saint Jean de Lyon, où je me rends  régulièrement, moi qui me revendique comme croyante, mais sans pratique étayée, autre que celle de l'intimité de ma foi, j'ai eu le sentiment d'être à ma place.

Ma place, qui est aussi celle de l'Autre...

 

 Dans cette cathédrale, ouverte sur un autre rite que celui de mes fondations originelles, où tout est symbole, j'ai enfin  ressenti le sens premier du mot religion. Ce banc sur lequel je suis venue  prier, est le même où pendant l'office du dimanche pascal, avec  une autre prière, dans un autre langage, mais porteur de la même espérance, un Autre prendra sa place...

Et c'est de cela, de ce sentiment d'appartenance-là, dont j'avais le désir de témoigner aujourd'hui, par ces quelques mots adressés à tous ces Autres, connus ou inconnus, qui constituent la trame de notre Humanité en marche. 

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