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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

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Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement  " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les  mots ont traversé le temps sans s'altérer.   


S Oling  Lyon 


Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 16:15
Difficile, à quel point l'a tu été pour que tes parents profanent ainsi ton enfance? Et se justifient des coups, de l'abandon moral et de la désolation affective dans laquelle ils t'ont maintenu par ces mots ?  De quelle matière était-tu conçu pour qu'ainsi l'on te brise comme un objet maladroitement jeté au sol... Le mal est fait. Tu as déjà vécu sept ans de malheur, tes sept premières années. Mais ce malheur-là, Dylan, n'a aucune légitimité à te poursuivre . Le cycle des sept ans peut s'interrompre, le sais-tu?

 C'est une longue route qui t'attends désormais. Il te faudra apprendre la confiance dans des adultes non maltraitants. Qui te rendront à ton enfance, la gravité et la conscience du malheur inscrits en filigrane dans ta mémoire, certes, mais non son caractère inéluctable.

Pas à pas, tu réapprendras à marcher dans un monde imparfait, notre monde,  mais empli de promesses et de miracles. Je te souhaite des matins où le sourire viendra faire danser ton visage. Je te souhaite des rencontres belles et bonnes, avec des êtres généreux, qui te permettront non pas d'oublier, mais peut-être, plus tard, de pardonner. Mais ces temps-là t'appartiennent.  Le pardon, l'accorder ou non, t'appartient, à toi seul. Un jour de grande lumière, parce que quelqu'un t'aura aimé, inconditionnellement, comme tu es, dans ta belle imperfection d'enfant en construction, ton monde s'ouvrira enfin à la légèreté, à la beauté et à l'espérance.

 Si tu savais comme j'aimerai être près de toi pour recueillir tes premiers rires....
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