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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

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Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement  " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les  mots ont traversé le temps sans s'altérer.   


S Oling  Lyon 


Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /2008 10:59

Bâtir un Temple… Non pas pour se protéger du monde et de sa fréquente disharmonie, mais au contraire, pour en percevoir en son centre les subtiles parcelles de beauté et de lumière qui en émanent  et s'en servir de matériau.

Bâtir un Temple…  Non comme une élégie à des Dieux éphémères et inconstants, qui prennent visage humain, et se servent du terme fraternité comme d'un rempart, mais pour y recueillir, dans  la noblesse et la force, ceux qui sont tombés  et se sont relevés, si souvent qu'ils en ont oublié de compter le temps.

 

Bâtir un Temple avec une seule goutte d'une huile précieuse et bonne pour unique croyance et voir se reproduire  le miracle de Hanoukka, sept jours, sept mois, sept ans, sept siècles après que l’on en eut oublié jusqu’à l’essence même de la trace de l’huile originelle.

 

Etre en errance d’un Royaume depuis que l’Etre qui l’habitait avec soi n’en imprègne plus d’un subtil parfum de poudre et d’or entremêlés chacune des pierres précieuses qui le constituait. Puis, sans que son nom  fut murmuré, ou même invoqué, accueillir dans une glorieuse acception le retour en majesté de celui qui ne s’était qu’absenté dans les couloirs du temps.

 

Alors, bâtir un Temple devient une évidence pour ses bâtisseurs, éclairés par la Lune sage, réchauffés par le Soleil éclatant. Chaque pierre de ce Temple , unique et universel cependant, porte en son cœur une vibration harmonique qui libère enfin les énergies et imprime son sceau de Sagesse, de Force et de Beauté ré-unies.

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