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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 2 novembre 2008 7 02 /11 /Nov /2008 17:07

Vendredi dernier, sur France 5, j’écoutais le Paléoanthropologue Yves Coppens, raconter ses recherches sur les origines de l’Homme menées en Afrique. Une vie consacrée à remonter le temps, jusqu’à la découverte de Lucy, notre lointaine cousine.

Cousine ? Ou sœur ? Lucy, de la famille des homo sapiens sapiens, comme nous. Nous tous. Blancs, noirs, asiatiques, toutes religions confondues, beauté et laideur mêlées, riches ou dans le dénuement. Tous.
 Les phrases d’Yves Coppens résonnent encore en moi : « L’origine de l’Homme est unique. Il n’y a qu’un seul genre humain, qu’une seule race humaine. Les racines de l’Homme se confondent avec celles de l’animal. Et l’humanité s’est crée des Dieux pour oublier son animalité »

 

Si nous adhérons à cette affirmation d’Yves Coppens, cela change alors toute la donne… La fraternité  revêt un sens chargé  d’une autre matière que celle avec laquelle nous avons trop souvent tendance à la composer. Elle n’est plus concept, ni mot répété comme un mantra dans certains lieux, ni flamboyant oriflamme au fronton des institutions, accompagné de ses indissociables compagnons « liberté, égalité ».

La liberté, l’égalité et la fraternité seraient LE genre humain. Et cette animalité que nous voudrions tant oublier, cet « homme qui serait un loup pour l’homme », s’il l’était vraiment, alors il se porterait mutuellement secours et assistance. Dans une meute, le loup dominant ne domine pas pour détruire mais bien au contraire pour structurer sa meute en famille, dans le respect des règles mais aussi en protégeant l’intégrité physique de tous. Ce qui nous distingue de l’animal, la conscience de nos actes et de leur portée, empêche-il la dérive de certains ?
 La fraternité est-elle vraiment le propre de l'Homme?

Ce n’est qu’une réflexion, un questionnement, l’humain en moi appelle la question, l’animal en moi appelle la mémoire originelle.

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