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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

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Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement  " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les  mots ont traversé le temps sans s'altérer.   


S Oling  Lyon 


Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 08:44

Deux décrets parus au Journal Officiel   offrent désormais aux parents d’enfants nés « sans vie » avant vingt deux semaines le droit de les inscrire sur leur livret de famille, celui également de donner une sépulture à ces enfants abstraits de notre monde avant que nous n’ayons pu aller à leur rencontre.

Au-delà de cet aspect officiel, il y a là matière à un débat philosophique et éthique sans cesse relancé: Quand commence la vie ? A la conception ? A la naissance même ? Au premier mouvement in utero de ce futur maillon de notre chaîne humaine ?

Une réflexion spirituelle également selon que les parents en puissance de cet enfant à venir croient ou non à la survivance de l’âme, à la réincarnation ou à la mort comme fin absolue. Ces décrets n’ont pas pour vocation de répondre à ces interrogations. Ils sont cependant fondamentaux  parce qu’ils officialisent la présence, même éphémère, d’un être au sein d’une famille. Un enfant qui pourra être nommé et que ce nom soit pérenne.

 Toutes les sociétés se construisent sur des rites. Celui du deuil en est partie intégrante. Il n’allège pas l’immense douleur de la perte d’un enfant, ce n’est pas sa vocation première, mais il autorise la manifestation de cette douleur  au-delà du cercle intime. Le maillon demeure absent, mais une trace intangible, un souffle, celui des lettres composant son prénom, peut alors prendre son envol…

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