Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.
Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et
le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma
vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis
réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les mots ont traversé le temps sans s'altérer.
S Oling Lyon
Dans l’enceinte sacrée du stade d’Olympie, les meilleurs athlètes de la Grèce antique
concourraient sous l’égide de Zeus Les hellanodices, les fameux juges du stade, se substituaient au père des Dieux pour récompenser les sportifs qui s’étaient battus courageusement au cours des
épreuves. Le temple de Zeus, au centre du sanctuaire d’Olympie, et celui d’Apollon à Delphes étaient aussi les cœurs religieux de toute la Grèce. Les efforts et les exploits des sportifs étaient
considérés comme des performances de nature divine.
Vendredi prochain, le 8 août, le monde entier aura les yeux fixés sur Pékin. L’esprit d’Olympie se doit de régner pendant les jeux, non par la force,
en muselant les voix des Tibétains en exil ou en réprimant les manifestations. Mais par une réelle volonté d’apaisement. Le Gouvernement chinois aura là une opportunité unique de faire une
nouvelle révolution culturelle, en se servant de ce magnifique symbole d’union pour l’appliquer à son pays.
Une Chine marchant vers son avenir en n’abstrayant pas une des composantes de sa riche histoire, le Tibet, mais au contraire en lui donnant sa place, ni plus, ni moins, au sein de sa Communauté,
forte de tous ces maillons différents et complémentaires…
Une Chine pouvant s’honorer de son « grand bond en avant ». Voici les vœux que je formule, en espérant qu'ils ne seront pas que "pieux",
dix jours avant l’ouverture des jeux olympiques de Pékin.
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