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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

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Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement  " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les  mots ont traversé le temps sans s'altérer.   


S Oling  Lyon 


Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 07:28

Depuis hier, Ingrid, cette insupportable attente a enfin cessé. Vous êtes libre, physiquement libre. Libre, vous l’êtes demeurée. Et infiniment croyante. Vous voir en prière aux côtés de votre mère, près de l’avion qui vous avait ramenée de cette jungle où vous étiez retenue depuis si longtemps,  m’a bouleversée. Ainsi il est des êtres que rien ni personne ne peut faire plier. Quel que soit le Dieu que nous prions, quel que soit le nom ou le visage qu’on lui prête, lorsque il vous accorde la grâce de supporter l’insupportable, alors, oui, il autorise le fol espoir de sa Présence. Je suis aujourd’hui de ceux qui, sans vous connaître, vous ont attendu et que la fin de cette attente emplit d’une authentique joie.

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