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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

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Depuis la violence de mon enfance, reliée si tragiquement à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les deux  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière et tout particulièrement  " Entre les mots", préfacé par Monsieur Gérard Collomb, Sénateur Maire de Lyon, où j'ai ouvert par mon questionnement un espace de parole libre à des hommes de conviction, journalistes, politiques ou artistes, qui se sont exprimés sur des sujets majeurs, tels que la problématique du Proche-Orient, et dont les  mots ont traversé le temps sans s'altérer.   


S Oling  Lyon 


Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 08:45

En cette semaine de Pessah, la Pâque juive, toutes mes pensées se tournent vers mes absents, mon père  et ma mère et,  bien sûr, cet ange qui passa sans avoir le temps de devenir  « conscience et présence ». Puis je songe à ceux, sans visage connu de moi, qui devaient être ma lignée fondatrice et dont la trace s’est perdue dans les froides plaines de Silésie avant que je ne fasse souche. Ces absents-là sont ceux qui ont tissé la trame du tissu de ma  perpétuelle quête d’une forme d’harmonie universelle. Angélique souvent. Abreuvée et nourrie par ma rencontre avec des Mensh, des maîtres. André Chouraqui fut de ceux-là. Je le rencontrais pour la dernière fois, non à Jérusalem, où son bureau m’était devenu familier, mais à Lyon, où il venait présenter son dernier ouvrage  «Mon testament. Le feu de l’Alliance » paru chez Bayard.

Alors que porter sur soi le drapeau de son pays, pour un tibétain, peut être puni de la peine de mort, alors que partout dans le monde les guerres fratricides égrènent leur lente litanie des noms de ceux qui ne se relèveront pas de ces combats-là, alors que nous sommes toujours en attente du retour d’Ingrid Betancourt, j’ai relu cet ouvrage… Et je vous en livre un court extrait, sans raison autre que celle de partager quelques instants d’espérance avec vous :

" Aujourd’hui, j’espère plutôt que les hommes acceptent leurs diversités infinies et que malgré leur différence ou plutôt à cause d’elles, ils s’acceptent pour créature d’un même Créateur dans l’émerveillement de sa Création. (…) Le problème qui nous est posé à tous n’est pas la couleur du drapeau du ghetto dont on se réclame, mais d’être d’accord avec soi-même et avec les autres. Il n’est nul besoin d’une conversion autre qu’intérieure, reconnaître son Dieu, quel qu’en soit  le Nom et réaliser son idéal, qu’il soit  juif, chrétien ou musulman, en un mot, être un Homme digne de ce nom"…

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