O.N.I.

O.N.I. Objet narcissique identifie

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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

 

 L'écriture m'est souffle et vie depuis que je suis en âge de tenir une plume...

 

 Je suis issue d'un chaos. Je l'ai dépassé un jour, pour aller du côté de la vie et de ses lumières.  Pour les enfants de survivants, qu'ils soient nés avant le drame qui lamina leur famille, et qui dans mon cas fut la déportation de mes parents, ou après, se pose le problème de la transmission de ce qu'ils n'ont pas toujours reçu ... Certains enfants de déportés ont été confrontés à un père ou à une mère incapables de mettre en mots cet indicible espace que fut la Shoah. Ce fut mon cas. Comment, alors, transmettre une mémoire par procuration, une souffrance si intime qu'elle en est presque intraduisible ? Comment s'en libérer ensuite, pour avancer et construire,  non pas dans l'oubli de la Mémoire mais dans l'amour de la Vie?

  

 Mes trois premiers romans sont tous porteurs de ce que j'appelle une écriture "matricielle", encore fortement imprégnés de cette souffrance transgénérationnelle, de cet obscur sentiment d'une ombre permanente derrière mon épaule. Avec la parution du troisième livre, la boucle était bouclée. J'ai accompli mon chemin vers les miens.

  

Une grande partie de mon existence a été consacrée presque exclusivement à la Mémoire. Sans la négliger pour autant, mais en prenant le parti d'exister en tant qu'individu, pas seulement en tant "qu'enfant de...", je peux désormais lâcher ma plume, écrire pour le bonheur du partage, de la  libération d'un imaginaire longtemps contenu, la résonance des mots. Je viens d'achever une nouvelle aventure, littéraire et jubilatoire, miroir de mon imaginaire fécond: l'écriture d'un roman qui se situe en grande partie à Pondichéry, en Inde du Sud. Ce manuscrit, en attente d'éditeur devrait peut-être, si les Dieux du panthéon hindou me sont bienveillants, se transformer en film. Le défi est lancé, puisque je viens d'en faire une adaptation sous forme de scénario.

 

 D'autres personnages viennent habiter mon univers, impatients d'être mis en lumière, de venir à votre rencontre.

 

Je sais maintenant que l'écriture m'est force et architecture, qu'elle me tient debout et que nous ne nous quitterons plus.

 

 

Sylviane Sarah Oling           LYON    


Lundi 17 mars 2008

Mais que cherche donc la Chine en répondant par une violence tristement habituelle à la revendication légitime du peuple tibétain de voir cesser son éradication ? Est-ce une forme de test, sa puissance économique ne cessant de s’affirmer ? Ce génocide culturel, selon les termes du XIVe Dalaï-lama, chef temporel et spirituel des Tibétains en exil, à quelques mois des Jeux olympiques de Pékin, provoquera-t il autre chose qu’une indignation ponctuelle et des belles paroles d’apaisement ? À Lhassa, comme dans d’autres villes et villages, des Tibétains meurent sous les balles chinoises, coupables du seul crime de revendiquer leur identité religieuse, culturelle et historique. 

Aujourd’hui, par ces quelques mots, je souhaite juste être relais pour des Tibétains en exil et vous joins un extrait d’un mail, envoyé par une amie ce matin et qui circule actuellement sur le Web :
 
« Mon ami Lobsang et autres amis étudiants m'ont téléphoné hier soir vendredi pour partager leur douleur et Lobsang m'a envoyé ce mail et ce lien. C'est le site de leur association la plus active et efficace en exil en Inde. Il est en anglais:  
  
Les massacres ont repris au Tibet, entre autres sur Lhassa et sur l'Amdo. Les moines et les étudiants en particulier sont descendus dans la rue pour demander à ce que la liberté et les droits de l'Homme soient respectés dans leur pays.
Il y a 300 morts environ d'après CNN (et non une dizaine d'après NOS médias!), en fait c'est beaucoup plus. Les Tibétains ont peur que 1989 se reproduise. Il y avait eu des centaines de morts.
 
Je me fais, à leur demande, le relais des étudiants tibétains de Delhi, et vous sollicite comme ils le souhaitent pour que :
si vous le sentez, vous parliez de ce qui se passe avec la force qui habite votre coeur. Oui, les médias commencent à en parler, mais très peu et très mal! Et surement pas de la même manière que vous le ferez: avec la force lumineuse qui habite votre coeur !
Les Tibétains souhaitent également, pour ceux qui le sentent ainsi, de "prier", c'est à dire d'envoyer de la Lumière et de l'Amour sut le Tibet et sur son peuple. »  Lobsang 
 
Voici le site transmis par Lobsang où se trouvent des informations et des photos
 
www.phayul.com/ www.tibetcity.com/
 
Et, pour conclure, très provisoirement, voici un texte de Siddharta Gautama, le Bouddha, né il y a environ 2500 ans, dans le nord de l’Inde.
 
«  Du fruit de l’acte. »
 
Un homme peut bien dépouiller autrui, autant qu’il convient à ses fins ; mais dépouillé à son tour par autrui, tout dépouillé qu’il est, il le dépouille encore.
Tant que le fruit du mal n’a pas mûri, le sot s’imagine : « Voici mon heure, voici mon occasion ! » Mais quand son acte a porté ses fruits, tout se gâte pour lui. Le tueur se fait tuer à son tour ; le vainqueur trouve quelqu'un pour le vaincre ; l’insulteur se fait insulter, le persécuteur a des tracas.
Ainsi par l’évolution de l’acte, celui qui dépouille est dépouillé à son tour. »
 
Je rajoute seulement que je souhaite au peuple tibétain de retrouver très rapidement la liberté sur sa terre légitime, le Tibet.
 
S Oling
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