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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 23 septembre 2007 7 23 /09 /Sep /2007 07:39

En ce lendemain de Grand Pardon, la plus austère des fêtes juives, m'affleurent à la mémoire tous ces pardons fondateurs d'une possible renaissance et ceux empêchés par la violence de l'incompréhension. 

Le principe même de Yom Kippour est fondé dans la demande de pardon des fautes que l'on a commises, vénielles ou plus graves, à celui qui en a été la victime. Mais à qui et pourquoi demander pardon lorsque c'est vous qui êtes victime et que le coupable est "non nommé" ou empêché de rendre des comptes? Depuis toujours, nous avons du nous construire ou nous reconstruire après que nos fondations eussent été balayées par des violentes tempêtes, historiques ou personnelles. Comment alors retrouver le courage d'être un bâtisseur dès lors qu'une des pierres fondatrices de notre harmonie et de notre équilibre a disparu?  

Après l'onde de choc, l'état de sidération provoqué par la douleur, vient le temps de l'apprivoisement d'un espace encore en déséquilibre. Nous ne pouvons être les architectes de notre reconstruction dans la solitude et l'isolement. C'est peut-être le premier des enseignements. Seuls nous ne sommes que "des pierres qui roulent". Malgré les aspérités.
 
Nous sommes Le Monde, le nôtre, celui que nous projetons à l'extérieur de notre bulle matricielle, celui que nous générons par l'amour qui en est le terreau. Et c'est ainsi que, par des passerelles ouvertes, peut entrer la Vie. 

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