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ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

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Depuis la violence de mon jeune âge, reliée tragiquement, comme tant d'autres d'ailleurs, à une des pages les plus sombres de l’histoire, je n’ai eu de cesse que de retrouver un peu d’humanité chez mes semblables. Aller à la rencontre des autres, des peuples, non pour leur transmettre une parole de reproche mais pour atteindre cette part de bonté contenue en chacun, a été, il est vrai, indispensable à ma survie.

Aujourd’hui, et après avoir parcouru le monde en tant que journaliste, la mémoire et le travail ont fait leur œuvre ; l’âge et la sagesse ont fait le reste. De cette aventure est née l’écriture qui m’accompagne fidèlement depuis l’adolescence et joue un rôle essentiel dans ma vie. Elle a été tour à tour, passeport d’évasion, puis traductrice de mémoire, mais aussi transmetteur de celle des autres. Et parfois, l’histoire évoquée jadis semble devenir archive, puis réapparait un jour dans le cours de l’actualité.
 

C'est ainsi que je conçois mon travail d'écriture, sans me définir vraiment pour autant... Ecrivain journaliste? Journaliste écrivain? Ce qui m'importe avant tout, ce sont les chantiers en construction, les  projets littéraires en attente du "sésame" d'un éditeur qui les mettra en lumière.

    S.  Oling  Lyon  Octobre 2011


Dimanche 9 septembre 2007 7 09 /09 /Sep /2007 08:20

Un matin comme je les attends, les espère. Soleil rouge à peine dissimulé entre deux nuages. Promesse d'un jour lumineux. Je tente de vous imaginer. Dormez-vous encore? Fragiles instants d'oubli où l'imaginaire construit des cathédrales de possibles.
 
Etre dans le monde et non à sa frontière, voilà le sens de ma quête. Entre le beau et le vrai. Cesser de repeindre l'univers de couleurs éclatantes, mais l'appréhender dans son évident inachèvement. Accueillir cet inachevé comme la véritable aventure humaine.
 
Avec ses abominations. Je pense à ces femmes porteuses d'une féconde trace d'amour et qui, la niant dans une absolue désespérance, lézardent  à jamais leur existence. A ces flammes douces et bonnes soufflées si vite qu'elles génèrent un violent sentiment d'injustice à ceux qui étaient les porteurs et les témoins de ces lumineuses existences.

Mais aussi avec ses multiples grâces. Que je vous laisse énumérer, dans la simple et belle évidence d'un quotidien vécu et non sublimé. 

Un matin comme je les attends, à vivre, ici et maintenant,  plutôt qu'à tenter d'habiller d'improbables projections.

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