O.N.I.

O.N.I. Objet narcissique identifie

Images Aléatoires

ENTRE MEMOIRE ET OUBLI, FAIRE LE CHOIX DE LA VIE...

 

 

 L'écriture m'est souffle et vie depuis que je suis en âge de tenir une plume...

 

 Je suis issue d'un chaos. Je l'ai dépassé un jour, pour aller du côté de la vie et de ses lumières.  Pour les enfants de survivants, qu'ils soient nés avant le drame qui lamina leur famille, et qui dans mon cas fut la déportation de mes parents, ou après, se pose le problème de la transmission de ce qu'ils n'ont pas toujours reçu ... Certains enfants de déportés ont été confrontés à un père ou à une mère incapables de mettre en mots cet indicible espace que fut la Shoah. Ce fut mon cas. Comment, alors, transmettre une mémoire par procuration, une souffrance si intime qu'elle en est presque intraduisible ? Comment s'en libérer ensuite, pour avancer et construire,  non pas dans l'oubli de la Mémoire mais dans l'amour de la Vie?

  

 Mes trois premiers romans sont tous porteurs de ce que j'appelle une écriture "matricielle", encore fortement imprégnés de cette souffrance transgénérationnelle, de cet obscur sentiment d'une ombre permanente derrière mon épaule. Avec la parution du troisième livre, la boucle était bouclée. J'ai accompli mon chemin vers les miens.

  

Une grande partie de mon existence a été consacrée presque exclusivement à la Mémoire. Sans la négliger pour autant, mais en prenant le parti d'exister en tant qu'individu, pas seulement en tant "qu'enfant de...", je peux désormais lâcher ma plume, écrire pour le bonheur du partage, de la  libération d'un imaginaire longtemps contenu, la résonance des mots. Je viens d'achever une nouvelle aventure, littéraire et jubilatoire, miroir de mon imaginaire fécond: l'écriture d'un roman qui se situe en grande partie à Pondichéry, en Inde du Sud. Ce manuscrit, en attente d'éditeur devrait peut-être, si les Dieux du panthéon hindou me sont bienveillants, se transformer en film. Le défi est lancé, puisque je viens d'en faire une adaptation sous forme de scénario.

 

 D'autres personnages viennent habiter mon univers, impatients d'être mis en lumière, de venir à votre rencontre.

 

Je sais maintenant que l'écriture m'est force et architecture, qu'elle me tient debout et que nous ne nous quitterons plus.

 

 

Sylviane Sarah Oling           LYON    


Samedi 16 août 2008

Un monde où Tbilissi ne serait plus le nom d’une ville synonyme de violence et de désolation, où le train menant à Lhassa se peuplerait d’une cohorte harmonieuse de voyageurs chinois et tibétains, partageant la même attente d’une vie meilleure.

Un monde où Matriona, dans sa maison, attendrait le retour d’Alexandre Soljenitsyne pour le soir-même, son chat bancal assis sur ses genoux, le thé noir et fort, tel qu’il aimait à le partager avec elle, infusant dans le vieux samovar.

 Si Matriona, oublieuse de sa vie misérable, était à même d’accueillir sous son toit un homme presque aussi démuni qu’elle, Soljenitsyne n’était alors, en 1953, qu’un Zek, un ancien du goulag, pourquoi ne pourrions-nous pas en faire autant ? Une tasse de thé, une parole vibrante pour un ami qui se blesse aux aspérités de l’existence, un mot trop vif retenu de justesse… De modestes actes au regard de la désespérance du monde, mais qui peuvent changer la donne, là, dans l’instant de la présence à ces actes, en les revêtant d’une réelle bonté d’intentions. Imaginons que cela devienne contagieux…

Que la bonté ne soit pas qu’un vague concept à la connotation simpliste ou religieuse. Je veux croire à la contagion du bien. Il y a partout des  Matriona  au cœur pur…"

 

Et parce que Soljenitsyne a fait partie de mes « éveilleurs », je cite là les derniers mots de son récit

«  La maison de Matriona »
(Recueil de trois nouvelles, Julliard, 1970)
 "...elle n'avait pas accumulé d'avoir pour le jour de sa mort. Une chèvre blanc sale, un chat bancal, des ficus... Et nous tous qui vivions à ses côtés, n'avions pas compris qu'elle était ce Juste dont parle le proverbe et sans lequel il n'est village qui tienne. Ni ville. Ni notre terre".

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Mercredi 6 août 2008

Au risque de me répéter... Et tout en affirmant que je ne transforme pas mon  site en un espace de propagande, mais que je m'autorise le partage avec vous d'une réflexion sur tous les thèmes, au nom des valeurs d'humanisme et d'universalité.
Je voudrais vous livrer, en son état originel, le mail que nous sommes nombreux à avoir reçu, d'une responsable d'une association pour le Tibet à Lyon, le Comptoir des Soleils d'Argent

"Chers amis,

 

Voici 2 mails reçus cette semaine de 2 jeunes gens tibétains, jusques là étudiants en Inde depuis 3 ans pour le premier, 9 ans pour le second.

Ils étaient aidés par le biais de notre association.

Dans le second mail j' ai enlevé les parties plus personnelles. J'ai également enlevé leurs adresses e-mail par sécurité pour eux.

 

 Je vous envoie ces 2 mails afin que vous vous rendiez mieux compte de la situation depuis quelques jours, c'est à dire avant les JO.

Il y a une pression énorme de la part de la Chine sur le peuple tibétain. Les tibétains sont menacés de prison ou de confiscation de leurs biens au Tibet si......D'où la peur des parents! Vous avez ci après 2 exemples différents de réaction des parents et de leurs enfants face à cette menace.

 

L'un repart au Tibet devant la pression chinoise (menace) sur ses parents, le second essaie de s'enfuir aux USA, à la demande de ses parents. Ainsi, ils espèrent qu'il pourra obtenir des papiers officiels américains (puisqu'ils n'ont pas d'existence légale en Inde et ne peuvent obtenir de statut officiel, pas même celui de réfugiés), et plus tard, il pourra revenir au Tibet en " citoyen étranger". Il ne sera ainsi pas menacé par des représailles chinoises.

 

Nous sommes vraiment très inquiets pour eux tous!! Et l'après JO, d'après ce qu'ont dit les autorités chinoises au tibétains du Tibet, sera fait de répressions terribles pour les punir de leur "attitude" avant les JO

 

Que pouvons-nous faire?? Nos gouvernements occidentaux sont les seuls à pouvoir agir, mais le doute s'installe sur leurs réactions positives à venir qui passe par leur ouverture de conscience et donc de cœur!!

 

Si vous avez quelques contacts que soient au niveau de notre gouvernement ou d'un autre, il faut absolument les réveiller puisque éveiller leur conscience et leur coeur ne semble pas du domaine du possible!!! Et tenons-nous les uns les autres au courant de nos actions si vous le voulez bien.

 

Merci ----
De : tse gaal : Objet : im leaving to tibet on mondoy

how are you i hope you are good i dont know if you get my my last mail for you .anyway i have to go back to tibet otherways my fimaliy will probim .if go back after oympic ok i will write to when i got nelpal

 have nice day

 

From: sonam wangyal

Dear Caroline,
 
(...)  From my last work I have not got any time for finding a new job (...)  Since my returning home is a big risk and so all my family members don't wish me to fall in that suicidal trap of the Chinese. So they all hope me to go abroad where it'll be only possible to go home and see them in future.
 
Therefore, my brother asked me to go to the US and he'd found  someone helpful in this regard in the US, who is also a good friend of his and who has also been doing things of this kind. (.....)
 
Regards
Sonam
 

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Mercredi 30 juillet 2008

Dans l’enceinte sacrée du stade d’Olympie, les meilleurs athlètes de la Grèce antique concourraient sous l’égide de Zeus Les hellanodices, les fameux juges du stade, se substituaient au père des Dieux pour récompenser les sportifs qui s’étaient battus courageusement au cours des épreuves. Le temple de Zeus, au centre du sanctuaire d’Olympie, et celui d’Apollon à Delphes étaient aussi les cœurs religieux de toute la Grèce. Les efforts et les exploits des sportifs étaient considérés comme des performances de nature divine. 

Vendredi prochain, le 8 août, le monde entier aura les yeux fixés sur Pékin.  L’esprit d’Olympie se doit de régner pendant les jeux, non par la force, en muselant les voix des Tibétains en exil ou en réprimant les manifestations. Mais par une réelle volonté d’apaisement. Le Gouvernement chinois aura là une opportunité unique de faire une nouvelle révolution culturelle,  en se servant de  ce magnifique symbole  d’union pour l’appliquer à son pays.

Une Chine marchant vers son avenir en n’abstrayant pas une des composantes de sa riche histoire, le Tibet, mais au contraire en lui donnant sa place, ni plus, ni moins, au sein de sa Communauté, forte de tous ces maillons différents et complémentaires…

Une Chine pouvant s’honorer de son « grand bond en avant ».  Voici les vœux que je formule, en espérant qu'ils ne seront pas que "pieux", dix jours avant l’ouverture des jeux olympiques de Pékin.

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